Survie face aux cancers de la prostate, du sein et du côlon

By on 2 février 2016

La durée de vie à moyen terme des personnes atteintes de cancer de la prostate, du sein et du côlon-rectum a augmenté, selon une étude publiée ce mardi par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du Cancer (INCa). Cette amélioration de la survie serait liée principalement à l’amélioration des traitements et de la prise en charge.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont évalué, entre 1989 et 2010, la survie de 535 000 personnes souffrant de 53 types de cancers différents. Cette étude, réalisée en France métropolitaine dans le cadre du Plan cancer 2014-2019, a permis de mettre en évidence des tendances qui sont, dans l’ensemble,  « encourageantes. » Sur la période d’étude, une amélioration de la survie à 5 ans a été constatée.

Les enquêteurs ont toutefois constaté que les résultats étaient « hétérogènes » et que les pronostics devaient être lus avec une certaine « prudence ».

Parmi les cancers ayant le meilleur pronostic vital et une nette amélioration, on trouve les cancers de la prostate et des testicules chez les hommes (amélioration de + 22 points), celui du côlon-rectum (+ 9 points) et de la thyroïde chez les femmes. Au niveau du cancer du sein, si la survie à cinq ans est bonne (87 % sur la période de diagnostic située entre 2005 et 2010), ce cancer reste la première cause de décès chez la femme.

A l’inverse, le cancer du poumon, quatrième le plus fréquent, et première cause de mortalité chez l’homme (deuxième chez la femme) reste toujours encore très mortel (17 % de survie à 5 ans). D’autres, comme les cancers du pancréas, de l’œsophage, du mésothéliome pleural, ou les cancers digestifs liés à l’alcool offrent également peu d’espoir de guérison.

Autre constat de cette étude : le pronostic varie non seulement en fonction des types de cancers, mais aussi en fonction du sexe et de l’âge des malades au moment du diagnostic. Les hommes seraient ainsi plus atteints par les cancers de mauvais pronostics, c’est à dire dont la survie n’excède pas cinq ans (31 %) que les femmes (seulement 17 % seraient touchées par les cancers les plus mortels).

Si la survie pour les femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus invasif a diminué (62% contre 68%), c’est paradoxalement lié au fait d’un meilleur dépistage par frottis ces 25 dernières années – Il y a aujourd’hui plus de cancer du col de l’utérus diagnostiqué à un stade invasif,  mais comme ces cancers sont de mauvais pronostic, cela explique la diminution de la survie.

Selon cette étude, réalisée par l’InVs, l’INCa, le réseau Francim des registres des cancers et le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon (HCL), l’amélioration de la survie à 5 ans tient à plusieurs facteurs qui varient en fonction des cancers. Ces facteurs  sont notamment les progrès de la prise en charge et des traitements, la modification des définitions de la maladie, ou un diagnostic plus précoce.

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Evina Isabelle

About Evina Isabelle

Isabelle Goepp est Psychologue de formation. Elle est responsable de publication de Buzz Santé.

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