Home » Santé » Roselyne Bachelot : « Drogues, ne fermons pas les yeux »

BachelotLa ministre de la Santé Roselyne Bachelot a donné le coup d’envoi d’une campagne de sensibilisation contre la toxicomanie. La campagne anti-drogues a été réalisée par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES). Elle  s’articule autour d’un spot télévisé mettant en regard des situations qui banalisent l’usage de drogue parmi les jeunes (scènes de convivialité, unes de magazine, etc), avec des situations dramatiques comme des accidents ou la précarité. Des spots radio seront également diffusés pour rappeler les risques d’un produit particulier, notamment le cannabis, la cocaïne ou l’ecstasy.

Intervention de Roselyne Bachelot :

C’est là tout le sens de la campagne « toxicomanie », que j’ai le plaisir de lancer ce matin, aux côtés de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) et de l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES).

http://www.inpes-videos.com/drogues.inpes.fr/InpesSpotTV2009.flv

La dernière campagne datait de 2005. Il était donc indispensable de l’actualiser. En effet, dans notre pays, en France, on consomme plus de drogues qu’auparavant, plus souvent et plus jeune. Dans notre pays, en France, on ne compte pas moins de quatre millions de consommateurs réguliers de drogues. Dans notre pays, en France, 550000 personnes fument chaque jour de trois à quatre fois du cannabis. Parmi elles, 380000 ont moins de 25 ans.

A la mortalité directement liée à la prise de drogues, il faut ajouter l’importante morbidité induite. Je pense notamment aux complications infectieuses, telles que le Sida ou l’hépatite C, mais également aux accidents du travail et de la route, à l’impact sur la grossesse, aux accidents cardio-vasculaires et neuro-psychiatriques, tels que les troubles du comportement, la dépression ou le suicide. Je n’oublie pas non plus les effets sociaux des drogues, en particulier les problèmes de concentration à l’école ou dans la vie active, et la violence.

L’offre élargie des drogues dans notre société se double d’une accessibilité renforcée, en raison des nouveaux vecteurs d’achat, tels qu’internet par exemple. Associé à une dimension festive et récréative, en partie idéalisé, l’usage de drogues s’est démocratisé et banalisé ; les dégâts qu’il cause sont trop souvent minimisés.

C’est pourquoi la prévention que nous menons doit s’adapter à cette nouvelle réalité, à laquelle la population doit être mieux sensibilisée. Ainsi, pour combattre efficacement les drogues et la toxicomanie, le Gouvernement a souhaité proposer un dispositif global, de longue durée, qui s’appuie sur une campagne articulée autour de trois volets.

D’abord, nous mènerons une campagne sanitaire. C’est le sens de ma présence aujourd’hui. A travers les différents médias que sont la télévision, les spots radio, les sites internet destinés aux jeunes ou les messages diffusés sur des bannières, nous toucherons un large public. Il s’agit de sensibiliser chacun aux effets physiques et neuropsychiques des produits stupéfiants.

Ensuite, à partir de la mi-novembre, en étroit partenariat avec la MILDT, nous lancerons une campagne judiciaire, qui insistera sur la pénalisation de l’usage de drogues. Est-il besoin de rappeler que la consommation de drogue constitue un délit dans le droit français et qu’elle est passible de condamnations de justice ?

Enfin, à partir de septembre 2010, nous travaillerons sur le soutien aux parents et aux adultes en général, face à l’usage de drogues chez les jeunes, dans le prolongement des états généraux de la parentalité qui se tiendront l’été prochain.

Les adultes, en effet, ont une fonction essentielle à assurer, une autorité à réinvestir. Vous l’aurez compris, la lutte contre les drogues et la toxicomanie constituent un sujet majeur de santé publique, auquel nous devons apporter des réponses concrètes et adaptées.
A cet égard, je souhaite que le lancement de cette campagne originale marque une étape importante dans la prise de conscience collective et la mise en œuvre de solutions efficaces.

Trois films viraux :

« Si les dealers disaient la vérité ») diffusés sur Internet à partir du 2 octobre et une campagne de bannières vidéo reprenant le principe de l’info/intox diffusée du 6 au 26 octobre sur des sites à destination des jeunes orienteront les internautes sur ce module de jeu.

One Response to “Roselyne Bachelot : « Drogues, ne fermons pas les yeux »”

  1. Je trouve cet article deplorable, pure propagande, statisque tronquee, diabolisation –

    A- Le cannabis coute beaucoup moins cher que l alcool cest pour cela que les jeune pauvres fumes plus que les riches qui peuvent se permettre des bouteilles a 100 euros en boite de nuit.

    B- Les problemes psy sont souvent anterieurs a la prise de drogues.

    C- Comme tout le probleme c est l’abus pas la consommation qui est la source du probleme.

    D- Les 3 volets de sa campagne sont ridicules – mon opinion est que cette campagne va servir a justifier une escalade dans les mesures de repression

    / je dis ca et je vote a droite, mais en lisant l’article je me dis que ca dois etre l’effet du cannabis/

    D1 -Effets Physique et psycho : Erronees,

    Exemple : Un ami a moi fumeur de puis 15 ans : 1.79 / 80 kl 1 heure de gym par jour, un bo physique un MBA, un salaire cadre , 60 employes.

    Tout est une question de courage et de volonte. Une larve est larve qu’il prenne de la drogue, de l’alcool. des anti depresseur ou pas. Ne cherchons pas a culpabiliser les substances, Ce sont les hommes le probleme.

    D2- Repression chez les jeunes – je dis oui si

    – Tout le monde est regulierement teste comme a la sncf. Si repressif on dois etre factuel et ne pas focaliser sur une frange de la population seulement.

    - Tout employe de l’etat controle positif quelquesoit le type de drogue illicite (extasy , cocaine, cannabis …. ) ou en flagrant delit d’ivresse ( et ceci inclus les gendarmes en services ) est automatiquement radie de sa profession, et ineligible.L’etat repressif se doit de montrer l’exemple dans ses rangs avant de punir les citoyens

    D3 – soutiens de parents et Adultes face a la drogue chez les jeunes … r
    Il serais plus interressant de faire une etude sur l’age moyen d’un toxicomanique qui s’adonne au drogue dite dure (heroine , opium … ) et qui sont en general les vrais loques.
    Je paris sur le fait que la majorite sont majeur et vaccines donc des adultes.

    J’aimerais bien avoir une reponse officielle du ministere de la sante sur les point A, B, C,D ainsi que leur commentaire a propos de la justification de cette campagne.et les resultats qu ils esperent en retirer.

    cordialement
    bb@zdvp.com

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