Home » Santé » La France compte encore 200.000 IVG par an

AvortementLa Journée mondiale de la contraception, le 26 septembre, a été l’occasion de rappeler un certain nombre de chiffres. Ceux-ci montrent qu’il y a encore des progrès à faire en matière d’information et de contraception.

Organisée le 26 septembre dernier, la troisième édition de la Journée mondiale de la contraception a été l’occasion de sensibiliser les jeunes à l’importance de cette question et de les inciter à en parler avec leur médecin et leur partenaire. L’édition 2009 de la Journée mondiale était en effet plus spécialement consacrée aux jeunes femmes de 15 à 19 ans sur le thème « Ta vie, ta voix, parlons contraception ». Au programme : de nombreux événements, manifestations et actions éducatives dans les collèges, les lycées et les universités, organisés dans plus de soixante pays à travers le monde.
Dans le même temps, le ministère de la Santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) ont lancé une campagne télévisée et internet sur le thème des « hommes enceintes ». Objectif : sensibiliser les hommes à leur rôle en matière de contraception et encourager le dialogue sur la question au sein des couples.

Journée mondiale et campagnes d’information ne sont pas de trop, si l’on en juge par certains chiffres. Plus de quarante ans après la libéralisation de la pilule – la loi Neuwirth date du 28 décembre 1967 – la France compte encore 200.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) chaque année. Plus grave : ce chiffre reste stable depuis quinze ans. Il a même tendance à augmenter chez les jeunes femmes de 15 à 19 ans.

Ces résultats montrent la nécessité de poursuivre, et même d’amplifier, les efforts d’information et de sensibilisation. L’accès à la contraception, y compris gratuite pour les mineures, est en effet possible chez le gynécologue, le médecin traitant, mais aussi dans de nombreux lieux. C’est le cas par exemple, des centres de planification et d’éducation familiale (CEPF). Nombre d’entre eux sont d’ailleurs implantés dans des hôpitaux publics. C’est le cas aussi des consultations du mouvement du Planning familial.

De son côté, la ministre de la Santé a pris plusieurs mesures pour favoriser le développement de la contraception. Roselyne Bachelot-Narquin a ainsi annoncé, le 11 septembre, que la pilule contraceptive de troisième génération sera désormais remboursée par la sécurité sociale. De même, le ministère de la Santé a mis en ligne un site internet dédié – « Choisir sa contraception » – qui apporte des informations claires et précises sur la contraception et ses différentes méthodes (voir le lien ci-dessous). Tout est donc en place pour permettre à chacun de choisir en toute liberté le moment où il souhaite avoir un enfant.

Pour plus de renseignements : hopital.fr et  http://www.choisirsacontraception.fr/

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