L’accident vasculaire cérébral est une priorité de santé publique mésestimée en France, selon le rapport présenté ce vendre par la ministre de la Santé oselyne Bachelot. Une équipe neurologues de l’hôpital Bichat affirme pouvoir guérir 93% des cas d’accident vasculaire cérébral (AVC) si l’intervention se fait dans les trois heures suivant l’apparition des premiers symptômes.
Après 18 mois d’essais clinique, une équipe de neurologues français de l’hôpital Bichat affirme pouvoir guérir jusqu’à 93% d’accident vasculaire cérébral (AVC) si la prise en charge intervient dans les trois heures suivant l’apparition des premiers symptômes. Les chercheurs ont mis au point une technique permettant de combiner l’injection en intraveineuse et en intra-artérielle permettant ainsi de déboucher plus rapidement l’artère.
Il serait possible de guérir neuf victimes d’AVC sur dix grâce à l’étude RECANALISE conduite à l’hôpital Bichat par le Pr. Amarenco, dans le service de Neurologie et Centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale en collaboration avec le service de Radiologie. Cette étude défend l’approche neuro-interventionnelle, au sein d’une unité de soins intensifs (USI) neuro-vasculaires, qui est non seulement réalisable et efficace, mais elle est l’avenir du traitement de l’attaque cérébrale en France et dans le monde.
Pour le Professeur Pierre Amarenco et son équipe, la guérison est possible si le traitement en urgence de l’accident vasculaire cérébral est effectué dans les moins de 3 heures suivant le début des symptômes. L’intervention consiste a déboucher l’artère occluse par un caillot sanguin à l’intérieur du cerveau comme dans 80% des cas. Déboucher l’artère cérébrale moins de 3heures et 30 minutes après son occlusion, c’est-à-dire après les premiers symptômes d’AVC, permettrait de garantir une guérison à 93% de patients.
Cette découverte est une révolution par rapport aux deux traitements actuels : l’injection intra-veineuse de l’Actilyse permettant de guérir le patient dans 40% des cas, et la délivrance du médicament alteplase directement au contact du caillot qui bouche l’artère du patient, en passant par l’intérieur des artères un micro-cathéter. Le nombre de guérisons immédiates est de 60% des patients traités par la nouvelle méthode comparativement aux quelques 39% des patients traités par voie intraveineuse conventionnelle.
Les chercheurs ont constaté que 57% des patients traités par cette technique révolutionnaire ont été guéris dans les 3 mois contre 44% chez les patients traités par la méthode conventionnelle. Un des résultats les plus remarquables observés par l’équipe de recherche est que plus vite l’artère est débouchée, plus de chance aura le patient de guérir dans les 3 mois.
L’autre grande nouveauté consiste à démontrer que l’intégration complète d’une activité endovasculaire systématique à une unité spécialisée de soins intensifs neurovasculaires, en collaboration avec le service de radiologie, est efficace et permettrait de guérir plus de patients que par les deux méthodes actuelles. Ce bénéfice est en partie dû à la technique des médecins, mais également à la logistique fournie par l’unité neurovasculaire avec des infirmières bien formées et entraînées, connaissant parfaitement les procédures et le matériel disponible en permanence pour les actes de thrombolyse intraveineuses et intra-artérielles. La logistique en question sera disponible 24 h/24.
No comments yet... Be the first to leave a reply!