Home » Grippe A/H1N1 » Grippe A : Bachelot invite les Français à se faire vacciner

H1N1-AujLes Français recevront bientôt une lettre de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot invitant individuellement chaque assuré social à se faire vacciner contre la grippe A (H1N1). Les premières personnes concernées seront les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, « en commençant par ceux qui sont amenés à être en contact fréquent et étroit avec des malades grippés ou porteurs de facteurs de risque », précise le Haut Conseil. Il s’agit essentiellement des médecins, des infirmières et aides soignantes, des kinésithérapeutes, des sages femmes, des personnes travaillant dans les pharmacies et les laboratoires, des ambulanciers ainsi que des personnels qui travaillent en établissement de soins et à domicile. Cette première cible représente 2 à 3 millions de personnes.

Roselyne Bachelot enverra des lettres aux Français les invitant à aller se faire vacciner. Les courriers arriveront au fur et à mesure de la disponibilité des vaccins anti-grippe A et selon un ordre de priorité défini par le ministère de la Santé.

Les premières personnes concernées seront les personnels de santé, médico-sociaux et de secours, « en commençant par ceux qui sont amenés à être en contact fréquent et étroit avec des malades grippés ou porteurs de facteurs de risque », précise le Haut Conseil. Il s’agit essentiellement des médecins, des infirmières et aides soignantes, des kinésithérapeutes, des sages femmes, des personnes travaillant dans les pharmacies et les laboratoires, des ambulanciers ainsi que des personnels qui travaillent en établissement de soins et à domicile. Cette première cible représente 2 à 3 millions de personnes.

Priorité 1 : Les femmes enceintes à partir du début du 2e trimestre. L’entourage des nourrissons de moins de 6 mois : parents, frères et soeurs, personnel de la petite enfance. Objectif : vacciner l’entourage afin de protéger les bébés de moins de 6 mois qui ne seront pas vaccinés. Les nourrissons de 6 à 23 mois atteints de pathologies chroniques graves : respiratoires, cardiaques, neuromusculaires, déficits immunitaires.

Priorité 2 : Les personnes de 2 à 64 ans avec facteur de risque. Sont concernés les malades chroniques atteints de pathologies cardio-vasculaires, respiratoires et rénales, les diabétiques, les personnes souffrant de drépanocytose ou d’un déficit immunitaire.

Priorité 3 : Les nourrissons de 6 à 23 mois en bonne santé et les personnes de plus de 65 ans atteintes de maladies chroniques sévères.

Priorité 4 : Les personnes de 2 à 18 ans en bonne santé.

Prorité 5 : Les personnes à partir de l’âge de 19 ans en bonne santé.

La France a reçu ses premières doses de vaccins contre la grippe A en « quantité limitée ». Les livraisons massives du vaccin, à plusieurs millions d’exemplaires, commenceront à partir de la mi-octobre, précise la ministre de la Santé. Le gouvernement demande aux préfets de se préparer à vacciner la population. « La vaccination contre le virus de la grippe A/H1N1 sera gratuite et non obligatoire », a annoncé la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot. Autre certitude : aucun vaccin ne sera injecté avant d’avoir reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM). Cette autorisation garantit la sécurité des produits de santé. Elle détermine aussi les spécificités de cette vaccination : délai entre deux injections, effets secondaires, efficacité, etc.

Si officiellement la décision de vacciner massivement la population n’a pas encore été annoncée, tout porte à croire qu’elle aura bien lieu à compter de la mi-octobre. Le ministère de la Santé a commandé à cet effet 94 millions de doses début juillet pour un montant de 1 milliard d’euros. Une circulaire a par ailleurs été adressée le 21 août dernier aux préfets de région et de département ainsi qu’aux directeurs des agences régionales d’hospitalisation. Objectif : mettre en place la logistique nécessaire à une vaccination massive. Le gouvernement leur a demandé d’être prêts à lancer cette campagne à partir du 28 septembre prochain. Des stocks de masques et de traitements antiviraux destinés aux malades ont également été constitués par les autorités.

Une vaccination en deux doses

La vaccination devrait nécessiter deux doses, administrées à deux ou trois semaines d’intervalle. Les personnes de plus de 65 ans n’auraient besoin que d’une seule dose car elles auraient déjà été en contact avec un virus similaire dans le passé. Les vaccins seront livrés dans des flacons comportant plusieurs doses. La campagne pourrait s’étaler sur une période de quatre mois, en fonction des livraisons, des priorités et de l’évolution de la pandémie sur le territoire.

Le ministère de la Santé a commandé des vaccins auprès de quatre laboratoires (Sanofi-Pasteur, Novartis, GlaxoSmithKline et Baxter) : il y aura donc quatre vaccins différents en circulation. Les autorités sanitaires devront assurer la traçabilité de chaque injection afin de surveiller les éventuels effets secondaires et suivre le taux de couverture de la population. Les deux injections devront être réalisées avec le vaccin du même fabricant. A terme, « le vaccin devra être accessible à toute personne qui en fera la demande, explique Roselyne Bachelot. Au-delà de sa propre protection, il y a un intérêt altruiste à se faire vacciner afin de protéger son entourage, notamment lorsqu’un proche présente des facteurs de risque ».

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