Face à la crainte suscitée par les adjuvants présents dans certains vaccins contre la grippe A (H1N1), certains professionnels de santé ne cachent plus leur préférence pour Celvapan, un vaccin grippal à virion entier, inactivé, contenant l’antigène de souche pandémique. Il s’agit d’un vaccin grippal pandémique sans adjuvant.
Le vaccin Celvapan des laboratoires Baxter a reçu le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMEA). Il est conforme aux recommandations de l’OMS et aux décisions de l’Union Européenne en cas de situation pandémique. Ceci est un récipient multidose.. Voir rubrique 6.5 pour le nombre de doses par flacon.
Il est indiqué pour la prévention de la grippe en cas de pandémie officiellement déclarée. Le vaccin grippal pandémique doit être utilisé selon les recommandations officielles. Celvapan a été évalué chez des adultes âgés de 18 à 59 ans et des adultes âgés de plus de 60 ans.
Ce vaccin est contre-indiqué pour des personnes ayant des antécédent de réaction anaphylactique à l’un des constituants du vaccin ou aux résidus à l’état de traces tels que le formaldéhyde, le benzonase, et le saccharose. Cependant, en cas de pandémie, il peut être justifié d’administrer ce vaccin, à condition que l’équipement médical de réanimation soit disponible immédiatement en cas de besoin.
Mises en garde et précautions d’emploi
L’administration de ce vaccin à une personne ayant des antécédents d’hypersensibilité (autre qu’une réaction anaphylactique) à la (aux) substance(s) active(s), à l’un des excipients ou résidus à l’état de traces tels que formaldéhyde, benzonase ou saccharose doit faire l’objet de précautions. Comme avec tous les vaccins injectables, il est recommandé de toujours disposer d’un traitement médical approprié et de surveiller le patient dans l’éventualité, rare, d’une réaction anaphylactique suite à l’administration du vaccin.
Si la situation pandémique le permet, la vaccination devra être différée en cas de maladie fébrile sévère ou d’infection aiguë. CELVAPAN ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire. Il n’existe aucune donnée concernant l’administration de CELVAPAN par voie sous-cutanée. Les professionnels de santé doivent donc évaluer les avantages et risques potentiels relatifs à l’administration du vaccin chez les patients atteints de thrombocytopénie ou de tout trouble de saignement contre-indiquant une injection intramusculaire, à moins que les avantages potentiels soient suffisants pour compenser le risque de saignement. La réponse en anticorps chez les patients présentant un déficit immunitaire congénital ou acquis peut être insuffisante. Une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être obtenue chez tous les sujets vaccinés (voir rubrique 5.1).
CELVAPAN ne doit pas être administré en même temps que d’autres vaccins. Cependant, si la co-administration avec un autre vaccin est indiquée, les injections doivent être pratiquées sur des membres différents. Il faut noter que les effets indésirables peuvent être intensifiés.
Il ne faut pas administrer d’immunoglobuline avec CELVAPAN. Si cela s’avère nécessaire pour assurer une protection immédiate, CELVAPAN peut être administré conjointement avec de l’immunoglobuline normale ou spécifique. Les injections de CELVAPAN et d’immunoglobuline doivent être réalisées dans des membres différents.
La réponse immunitaire peut être diminuée si le patient est sous traitement immunosuppresseur.
Après vaccination antigrippale, il a été observé des réponses faussement positives aux tests sérologiques utilisant la méthode ELISA pour détecter les anticorps contre le Virus de l’Immunodéficience Humaine de type 1 (VIH-1), le virus de l’hépatite C et surtout le virus T-Lymphotropique Humain de type 1 (HTLV-1). Infirmées par la méthode du Western Blot, ces réactions transitoires faussement positives pourraient être dues à la réponse IgM induite par la vaccination.
Les données relatives aux vaccinations de la femme enceinte avec les vaccins trivalents interpandémiques n’ont pas révélé de foetotoxicité ou d’anomalies attribuables au vaccin à l’issue de la grossesse. L’administration du vaccin grippal pandémique à la femme enceinte est donc recommandée, quel que soit le stade de la grossesse.
Le vaccin CELVAPAN peut être utilisé pendant l’allaitement.
Certains effets indésirables mentionnés à la rubrique 4.8, tels que sensation vertigineuse ou vertiges, peuvent affecter l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.
Lors d’essais cliniques avec le vaccin prototype (voir rubrique 5.1) chez 606 adultes (326 âgés de 18 à 59 ans et 280 de 60 ans et plus), les effets indésirables suivants ont été évalués par l’investigateur comme probablement liés au vaccin. La plupart des effets indésirables étaient d’intensité légère, de courte durée et qualitativement similaires à ceux induits par les vaccins grippaux. Les effets indésirables étaient moins nombreux lors de la deuxième dose du vaccin que lors de la première dose. L’effet indésirable le plus fréquent était une douleur au point d’injection, généralement légère.
Les effets indésirables rapportés sont listés selon les fréquences suivantes. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.
Pour les vaccins grippaux d’origine cellulaire, des données de surveillance après commercialisation ne sont pas encore disponibles. Au cours de la surveillance après commercialisation des vaccins trivalents interpandémiques cultivés sur oeufs, les effets indésirables graves suivants ont été rapportés :
Propriétés pharmacodynamiques
Classe pharmacothérapeutique : Vaccins grippaux, code ATC J07BB01. Cette rubrique décrit les résultats cliniques avec les vaccins prototypes administrés selon un schéma en 2 doses. Les vaccins prototypes contiennent des antigènes grippaux différents de ceux des virus grippaux saisonniers. Ces antigènes peuvent être considérés comme de « nouveaux » antigènes et la population cible à vacciner est immunologiquement naïve pour la vaccination. Les données obtenues avec le vaccin prototype permettront de définir la stratégie vaccinale à recommander pour le vaccin pandémique : l’immunogénicité clinique et les données de tolérance et de réactogénicité obtenues avec les vaccins prototypes sont pertinentes pour les vaccins pandémiques.
Réponse immunitaire contre la souche vaccinale contenue dans CELVAPAN (A/Vietnam/1203/2004). Deux études cliniques ont évalué l’immunogénicité d’une formulation à 7,5 μg de CELVAPAN (souche A/Vietnam/1203/2004) sans adjuvant chez des adultes âgés de 18 à 59 ans (N=312) et des adultes âgés de 60 ans et plus (N=272) selon un schéma vaccinal à 0 et 21 jours.
A ce jour, une dose de rappel avec des vaccins contenant des souches homologues et hétérologues a été administrée lors de l’étude de phase III, 6 mois après la première injection de deux doses du vaccin souche A/Vietnam/1203/2004. Deux dosages (3,75 μg et 7,5 μg) des vaccins souche A/Vietnam/1203/2004 et A/Indonesia/05/2005 ont été étudiés pour la dose de rappel.
Les titres séroprotecteurs déterminés par SRH contre la souche homologue (A/Vietnam/1203/2004) ont été observés chez 65,5 % des adultes âgés de 18 à 59 ans et chez 59,4 % des adultes de 60 ans et plus, 21 jours après l’administration d’une dose de rappel de 7,5 μg du vaccin souche A/Vietnam. Vingt-et-un jours après l’administration d’une dose de rappel de 7,5 μg du vaccin souche A/Indonesia/05/2005, une réaction croisée contre la souche A/Vietnam a été obtenue chez 69,0 % des adultes âgés de 18 à 59 ans et 40,6 % des adultes de 60 ans et plus.
La réponse en anticorps mesurée par MN 21 jours après injection de la dose de rappel était généralement légèrement supérieure avec le vaccin à souche A/Indonesia/05/2005 qu’avec le vaccin à souche A/Vietnam/1203/2004. Les taux de séroneutralisation (titres MN > 20) 21 jours après l’administration d’une dose de rappel de 7,5 μg des vaccins à souche A/Vietnam et A/Indonesia, testés contre les souches homologues et hétérologues
Une autre étude a évalué une dose de rappel de 7,5 μg contenant la souche hétérologue A/Indonesia/05/2005, administrée 12 à 15 mois après la première injection de 2 doses de différents dosages du vaccin souche A/Vietnam/1203/2004 avec ou sans adjuvant chez des adultes âgés de 18 à 45 ans. Chez les adultes ayant reçu la formulation à 7,5 μg sans adjuvant lors de la première injection (N = 12), les taux de séroprotection mesurés par SRH 21 jours après injection de la dose de rappel étaient de 66,7 % et 83,3 %, et le pourcentage de sujets présentant un titre d’anticorps neutralisants > 20 contre les souches A/Indonesia homologues et A/Vietnam hétérologues, étaient respectivement.de 100 % et 91,7 %. Aucune donnée clinique n’est disponible chez les sujets âgés de moins de 18 ans.
Données de sécurité préclinique
Des études non cliniques ont montré des altérations des taux d’enzymes hépatiques et de calcium dans l des études de toxicité en administration répétée chez les rats. Aucune altération de la fonction
hépatique de ce genre n’a été constatée à ce jour dans des études cliniques sur l’homme. Les altérations du métabolisme du calcium n’ont pas encore été étudiées dans des études cliniques sur l’homme. Aucune donnée provenant d’études non cliniques concernant la reproduction et le développement n’est disponible à ce jour.
Système de pharmacovigilance
Le titulaire de l’Autorisation de Mise sur le Marché doit s’assurer que le système de pharmacovigilance, comme décrit dans la version V01 (datant de juin 2006) présentée dans le Module 1.8.1. du dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché, est en place et opérationnel avant et pendant que le produit est sur le marché..
Plan de Gestion du Risque
Le titulaire de l’Autorisation de Mise sur le Marché s’engage à réaliser les études et les activités de pharmacovigilance supplémentaires détaillées dans le Plan de Pharmacovigilance, tel qu’accepté dans la version 2 (datant du 14 août 2008) du Plan de Gestion des Risques (PGR) présenté dans le Module 1.8.2. du dossier d’Autorisation de Mise sur le Marché et Marché et les mises à jour ultérieures du PGR adoptée par le CHMP.
Conformément à la directive du CHMP concernant les systèmes de gestion des risques pour les produits médicinaux à usage humain, le PGR mis à jour doit être soumis au même moment que le rapport périodique de pharmacovigilance actualisé (PSUR). De plus, un PGR mis à jour doit être soumise lors de la réception de nouvelles informations pouvant avoir un impact sur le profil de sécurité d’emploi, le plan de pharmacovigilance ou les activités de minimisation du risque en vigueur, et dans les 60 jours suivant la date à laquelle une étape importante (pharmacovigilance ou minimisation des risques) est atteinte.
La soumission des PSURs durant la pandémie grippale : Durant une pandémie, la fréquence de soumission des rapports périodiques actualisés de pharmacovigilance décrite dans l’article 24 du règlement (EC) No 726/2004 ne sera pas suffisante pour la surveillance de la tolérance du vaccin contre la grippe pandémique pour lequel un haut niveau d’exposition durant une courte période est attendu. Une telle situation nécessite une notification rapide des informations relatives à la tolérance du produit, pouvant entraîner des conséquences importantes sur la balance bénéfice/risque. Une analyse rapide des informations cumulatives de tolérance, compte tenu de l’étendue de l’exposition, sera capitale pour les décisions réglementaires et la protection de la population à vacciner. De plus, durant une pandémie, les ressources nécessaires pour une évaluation approfondie des PSURs présentés comme défini dans le Volume 9a « Rules Governing Medicinal Product in the European Union » peut ne pas être appropriées pour une identification rapide de nouveaux signaux de tolérance.
Les adjuvants en question
Baxter est le seul laboratoire proposant un vaccin contre la grippe A (H1N1) sans adjuvant. Il est plus prudent d’utiliser des vaccins non adjuvantés chez certains groupes de populations (femmes enceintes et nourrissons, notamment).
Baxter et Novartis, pour gagner du temps, ont opté pour une technologie nouvelle, qui consiste à multiplier le virus sur des cultures de cellules Vero, des cellules de rein de singe vert africain. Cette technique qui est encore en cours de tests cliniques, n’inspire pas de crainte particulière, elle a été agrée par la FDA. Les autres laboratoires (Sanofi-Pasteur, GlaxoSmithKline (GSK)) recourent à la classique culture sur oeufs embryonnés de poules pour cultiver le virus. d’une façon générale les technologies de fabrication des vaccins antigrippaux ont évolué ces dernières décennies dans le sens d’une meilleure sécurité des vaccins.
La présence d’adjuvants, qui sont des produits destinés à amplifier la réponse immunitaire au vaccin, et donc d’obtenir la même réponse immunitaire avec une quantité plus faible de vaccin.
Le laboratoire Sanofi-Pasteur utilise pour son vaccin anti-grippal un nouvel adjuvant, AF03, qui n’a été testé au total que sur quelques milliers de personnes.
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