Share Button

La consommation de somnifères augmenterait le risque de décès de 4,6 fois pour des personnes utilisant ce type de médicaments par rapport à celles n’en consommant pas.

Telles sont les conclusions d’une étude menée en Californie par l’équipe du Dr Daniel Kripke portant sur un groupe de 10 529 adultes ayant suivi une ordonnance d' »hypnotiques » entre janvier 2002 et janvier 2007 comparé à un groupe de 23 676 personnes n’ayant pas consommé de somnifères sur une même période.

Si les auteurs de l’étude reconnaissent ne pas pouvoir établir un lien de cause à effet direct entre la consommation de ces médicaments et la survenue de décès, certains chiffres de cette étude interpellent pourtant.

Parmi 4336 patients prenant du zolpidem, en effet, 265 personnes sont décédées contre 295 décès sur 23 000 personnes pour celles n’ayant pris aucun somnifères pour dormir. Il y a donc beaucoup plus de décès proportionnellement dans la population ayant consommé des somnifères que dans celle n’ayant pas utilisé de médicaments pour dormir.

Ces résultats ont conduit le Dr Kripke et ses collègues à donner l’alerte !

Si en Amérique, ce sont 6 à 10 % de la population qui prenaient ces médicaments en 2010, la proportion de personnes prenant des somnifères en Europe pourrait être plus importante.

D’autres conséquences déjà observées récemment pour les utilisateurs de sédatifs (augmentation du risque d’entrée dans la maladie d’Alzheimer) invitent à peser le pour et le contre avant de prescrire cette classe de médicament.

La souffrance de nombreuses personnes ayant des troubles du sommeil ne peut être ignorée pourtant, et il semble donc urgent de se pencher sur de nouvelles alternatives à proposer à tout ceux qui luttent pour pouvoir tout simplement… dormir !

Commentaires :

commentaires

 

0 Commentaires

Soyez le premier visiteur à commenter cet article.

Postez un commentaire

 

Veuillez vous connecter to post a comment.