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A l’occasion de la semaine d’information sur la santé mentale, retour sur un rapport paru fin février 2011 qui pointe « un problème urgent nécessitant études et investissements ».

Selon l’Unicef, dans son rapport intitulé « Situation des enfants dans le monde : L’Adolescence, l’âge de tous les possibles », près de 20 % des adolescents de la planète sont confrontés à un problème de santé mentale.

A l’échelle de la planète, plus de 70 000 adolescents se suicideraient chaque année faisant du suicide l’une des trois causes principales de mortalité parmi les 15-35 ans. Les tentatives sont 40 fois plus élevées. La dépression occupe une place de choix dans les troubles mentaux.

Des troubles qui coûtent chers

La prévalence de ces troubles a augmenté de manière significative durant les 20-30 dernières années en raison notamment de la désagrégation des structures familiales, des situations de violence dans la famille, l’école ou le quartier, de la progression du chômage ou encore des aspirations parfois irréalistes des parents concernant la réussite de leur enfant.

Les affections psychiques non traitées ont des conséquences multiples sur les jeunes concernés comme de mauvais résultats scolaires, du chômage, des comportements à risques (consommation de stupéfiants, mauvais santé sexuelle, automutilation…). Elles ont aussi des coûts économiques et sociaux élevés dans la mesure où les troubles mentaux deviennent handicapants sur le long terme.

Une situation mondiale

« Dans de nombreux pays, seule une petite minorité de jeunes souffrant de problème de santé mentale font un bilan de santé et reçoivent des soins de base, tandis que la majorité souffre inutilement, n’ayant aucun accès aux ressources appropriées pour faire diagnostiquer la maladie, obtenir un soutien et un traitement.

Bien que des progrès significatifs aient permis l’élaboration d’interventions efficaces, la majorité des besoins en matière de santé mentale ne sont pas satisfaits, même dans les sociétés les plus aisées – et dans de nombreux pays en développement, le taux de besoin non satisfait est proche de 100 %. Les problèmes de santé mentale chez les jeunes mettent donc à l’épreuve les programmes de santé publique partout dans le monde. »

Politiques internationales

Une meilleure sensibilisation du public, et surtout des familles, des écoles, des quartiers, s’avère nécessaire pour une prévention efficace.

Des accords ont été adoptés comme la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention relative aux droits des personnes handicapées. L’Organisation mondiale de la santé et ses partenaires ont élaboré le cadre des 4S pour fournir une structure aux initiatives nationales en matière de politique de soutien.

 

Fédération Hospitalière de France – 1bis rue Cabanis 75014 Paris/ Crédit photos © khz – Fotolia.com

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