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grossesse2Le Conseil National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) a publié un vaste document concernant la pandémie de grippe A (H1N1) et la grossesse. Il est spécialement destiné aux femmes enceintes.

La grossesse est considérée comme un facteur de risque de maladie grave dans plusieurs infections virales, et il ne serait pas étonnant qu’elle apparaisse comme facteur de risque de forme grave dans la pandémie actuelle. Une mortalité excessive a été observée chez les femmes enceintes dans les pandémies de 1918 et de 1957 Widelock, Csizmas, et Klein présentent une analyse de la surmortalité chez les femmes enceintes à New York au cours de la période pandémique de 1957 en comparaison avec les même périodes grippales de 1958, 1959, et 1960.

A la question de savoir « à quels point sont sains ceux qui sont décrits comme l’étant », dans la situation où l’état de santé antérieur, de sujets ayant présenté une forme grave d’infection grippale A (H1N1), n’avait pas été précédemment identifiés de façon précise et l’on s’est contenté de l’appréciation sommaire « bien portant ».

Après avoir travaillé dans des urgences de grands centres médicaux urbains aux Etats-Unis, il a constaté qu’il n’était pas rare que des sujets, se présentant dans un état grave avancé, soit associés à des maladies chroniques qui n’étaient pas précédemment identifiées chez elles mais qui pourtant étaient très probablement présentes depuis une durée significative, avant qu’elles ne se présentent au services de soins. Souvent c’était cette association à une maladie aiguë qui a précipité la consultation aux urgences, et la maladie sous jacente méconnue était identifiée, justement, à cette occasion.

Quant à l’observation qu’il y a des formes graves et sérieuses d’infection de la grippe A (H1N1), parmi les groupes d’âge les plus jeunes, l’explication pourrait en être une des explications suivantes :

1. soit l’existence d’une immunité croisée chez les groupes d’âge les plus vieux provenant d’autres virus grippaux H1N1 qui ont circulé précédemment.

2. soit encore que cela reflète un biais qui fait qu’une catégorie d’âge est affectée en premier (et c’est dans ce cas la cohorte des plus jeunes âges, ayant une plus grand socialisation qui facilite la transmission du virus parmi elle).

3. soit encore qu’il s’agisse, très probablement, d’une combinaison des deux facteurs.

Une recherche sur la réponse sérique croisée entre anticorps produits après une vaccination par le vaccin grippal saisonnier et anticorps produits contre le nouveau virus de la grippe A (H1N1) a détecté une protection croisée entre ces anticorps chez 6-9% des sujets âgés de 18-64 ans et chez 33% des cas chez les sujets âgés de plus de 60 ans, démontrant que les groupes d’âge plus jeunes étaient plus susceptible à l’infection par la nouvelle grippe A (H1N1).

Én tenant compte de cette observation, il sera prudent d’inclure les groupes d’âge les plus jeunes dans les programmes de vaccination, avec inclusion seulement d’un tiers des sujets des groupes d’âge plus âgés, possédant dèja des anticorps croisés protecteurs.

C’est la 1re fois qu’une grippe pandémique a été soumise à un examen aussi intensément minutieux par une myriade de microscopes différent (au sens figuré et au sens réel) d’une façon prospective et la communauté médicale est là à valider comme à réfuter beaucoup d’observations et théories qui ont été anticipées ; Il y a beaucoup à apprendre, et au fur et à mesure que les réponses aux questions deviennent disponibles, d’autres questions surgiront certainement.

Dr Mohamed Kouni CHAHED, Dr Noureddine Ben JEMAA et Dr Hédi ELBEZ

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