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grossesseUne étude estime que le risque de malformations congénitales du fœtus est multiplié par 2,5 chez les femmes qui sont les plus exposées aux solvants sur leur(s) lieu(x) de travail. Des chercheurs de l’Unité Inserm 625 GERHM « Groupe d’Étude de la Reproduction chez l’Homme et les Mammifères » apportent de nouveaux éléments suggérant la nocivité des solvants pour les femmes enceintes et leur enfant à naître. Dans une étude menée chez plus de 3000 femmes enceintes, le risque de malformations congénitales chez l’enfant, suite à l’exposition professionnelle régulière de leur mère aux solvants, est multiplié par 2,5 par rapport à des femmes non exposées. Ces résultats sont publiés dans la revue Occupational and Environnemental Medicine.

Sylvaine Cordier et ses collègues de l’Inserm ont suivi 3421 femmes au cours de leur étude. Environ 30% d’entre elles étaient exposées à au moins un solvant sur leur lieu de travail. Les femmes ayant été les plus exposées aux solvants avaient le plus de risque de voir leur futur bébé souffrir d’une malformation du rein ou des voies urinaires, voire des organes génitaux pour les garçons, ou d’un bec de lièvre.

Les solvants sont des liquides qui ont la propriété de dissoudre, de diluer ou d’extraire d’autres substances sans provoquer de modification chimique de ces substances et sans eux-mêmes se modifier1. Leurs propriétés chimiques expliquent leur utilisation dans de nombreux secteurs d’activité professionnelle. Ils sont ainsi présents dans les peintures, les vernis, les produits d’entretien mais aussi dans les produits cosmétiques. Principalement absorbés par les voies respiratoires ou par la peau, les solvants ont la propriété de passer la barrière placentaire et peuvent de ce fait nuire au foetus.

Plusieurs études antérieures ont suggéré que l’exposition aux solvants serait particulièrement dangereuse chez la femme enceinte et impliquée dans la survenue de malformations congénitales et de fausses couches. L’étude de l’Inserm est une des premières études sur le sujet menée de manière prospective, mesurant l’exposition aux solvants au début de la grossesse avant la survenue éventuelle de malformations.

Dans le cadre de la cohorte Pélagie (Perturbateurs endocriniens : étude longitudinale sur les anomalies de la grossesse, l’infertilité et l’enfance), 3421 femmes dont 3005 avaient une activité professionnelle, ont été suivies dès le premier trimestre de leur grossesse par des gynécologues et des échographistes libéraux pour évaluer les conséquences des expositions aux solvants sur le déroulement de la grossesse, son issue et sur le développement psychomoteur de l’enfant.

Au moment de l’entrée dans l’étude, 30% des femmes de la cohorte ont déclaré avoir une exposition régulière à au moins un produit contenant des solvants sur leur lieu de travail. Une autre méthode d’évaluation de l’exposition basée sur la connaissance a priori du métier donne un pourcentage d’exposition aux solvants du même ordre de grandeur. Les métiers exposés sont principalement ceux du secteur de la santé (infirmières, aides soignantes), de l’entretien (femmes de ménage), les travailleuses de laboratoire ou les métiers de la coiffure/esthétique.

Les résultats montrent, une relation dose-dépendante entre la fréquence de l’exposition professionnelle aux solvants au début de la grossesse et l’apparition de malformations majeures. Les malformations à la naissance sont assez rares et concernent 2 à 3% des nouveau-nés. Les résultats de l’étude menée par les chercheurs de l’Inserm montrent que chez les femmes les plus exposées, le risque de donner naissance à un enfant présentant une malformation congénitale est significativement augmenté par rapport à des femmes non exposées (environ 2,5 fois plus élevé). Les malformations concernées sont principalement les fentes orales (becs de lièvre), les malformations du rein et des voies urinaires et les malformations génitales du garçon.

Pour les chercheurs, il est essentiel d’identifier précisément les caractéristiques des solvants mis en cause dans ces anomalies du développement intra-utérin et les autres expositions présentes dans les métiers concernés. Des analyses complémentaires sont actuellement en cours avec notamment des dosages de biomarqueurs de solvants à partir des urines prélevées chez les femmes enceintes au début de grossesse. Les auteurs conseillent de réaliser une évaluation du risque de développement anormal de l’embryon auprès des médecins du travail en début de grossesse pour les femmes exposées aux solvants. Dans certaines situations, un changement de poste pourra être nécessaire le plus tôt possible. Source : communiqué de l’Inserm

Témoignages :

La petite Roxane n’est pas une enfant comme les autres. A 8 ans, elle souffre de malformations faciales. Sa mère, Claire Naud, ouvrière sérigraphiste dans une entreprise de la région de Pau (Pyrénées-Atlantiques), a manipulé des éthers de glycol durant sa grossesse, en 1991-1992.

Une exposition qui aurait provoqué ces déformations embryonnaires. C’est, en tout cas, la conviction de la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés (Fnath) qui s’apprête à déposer plainte au civil devant le tribunal de grande instance de Pau. Une première qui, si elle aboutit, pourrait donner un coup d’arrêt à l’utilisation des éthers de glycol, et qui pose en tout cas la question de la dangerosité des solvants utilisés dans l’industrie. Depuis quelques mois, la polémique enfle. Depuis août, la permanence ouverte à la Bourse du travail, à Corbeil-Essonnes, ne désemplit pas. Employés ou ex-employés d’IBM à Corbeil-Essonnes, opérateurs en salle blanche ou en sérigraphie chez des sous-traitants, ils sont une centaine à avoir répondu à l’appel à témoin, lancé cet été par Traces, un cabinet spécialisé dans la santé au travail.

Une  » affaire  » née aux Etats-Unis, où 128 employés de l’usine IBM de Fishkill ont porté plainte contre le géant américain, l’accusant d’être responsable de cancers et de malformations embryonnaires. Histoire de donner plus de retentissement au procès prévu le 17 janvier, les avocats américains mandatent alors Traces pour enquêter sur des cas similaires dans l’Hexagone. Ces  » salariés-victimes  » ont confié leurs angoisses après avoir manié, entre 1970 et 1994, des éthers de glycol. Selon les premiers résultats,  » sept cas de malformations faciales ou du système nerveux chez des enfants de salariés, et neuf cancers des testicules ont été recensés « , confie le docteur Lucien Privet. Sans compter les fausses couches et les enfants mort-nés. Reste à prouver le lien entre ces pathologies et une exposition aux solvants. Pour y voir plus clair, le gouvernement a ouvert, le 22 octobre dernier, une enquête publique sur la toxicité des éthers de glycol. Alors qu’il devrait d’autre part publier d’ici à début décembre deux décrets destinés à renforcer la protection des travailleurs face aux produits hautement toxiques.  » Nous voulons créer un régime juridique commun à tous les agents dangereux « , précise Marc Boisnel, sous-directeur chargé des conditions de travail au ministère de l’Emploi.

Un risque largement répandu

Aéronautique, automobile, textile, électronique, mécanique, bâtiment, imprimerie… D’après les experts, près de 1 million de salariés manipuleraient des éthers de glycol. Le groupe comprend une trentaine de substances classées en deux familles : les dérivés de l’éthylène glycol (série E) et les dérivés du propylène glycol (série P). Les premiers sont dans le collimateur des Pouvoirs publics : quatre d’entre eux (EGME, EGMEA, EGEE, EGEEA) ont été interdits, pour les produits à usage domestique, par un arrêté de 1997, étendu aux cosmétiques et aux médicaments un an plus tard. Une interdiction qui ne s’applique pas à l’industrie,  » un milieu où les éthers de glycol sont loin d’être les produits chimiques les plus dangereux « , rappelle Jérôme Triolet, responsable des risques chimiques pour l’Institut national de recherche et de sécurité. Le benzène, un cocktail explosif Derrière eux, quantité de solvants tout aussi critiques pour la santé humaine et l’environnement. Et pour cause : « Les qualités demandées aux solvants organiques, leur affinité pour les graisses, leur volatilité, leur pouvoir dégraissant… en font des produits pénétrant bien dans la peau et les muqueuses, et donc potentiellement dangereux « , explique Jean-Luc Lenglen, de la société Macnit.

De fait, outre leur inflammabilité et leur potentiel explosif, presque tous les solvants organiques ont en commun des effets négatifs pour la peau et le cerveau. Acné, eczéma, effet narcotique pouvant entraîner un état d’ébriété assimilable à celui de l’alcool et aller jusqu’au coma… Les dangers d’une exposition chronique ou aiguë font froid dans le dos. Au total, ce sont 5 millions de tonnes de solvants organiques qui ont été consommées, en 1999, en Europe. Parmi eux, de véritables bombes pour la santé. Comme le benzène. Très volatil, il allie des vapeurs explosives à une très grande inflammabilité. Dans le pire des cas, il peut provoquer une leucémie, après seulement un an d’exposition chronique. Or le benzène est indispensable aux l’industries du caoutchouc, des peintures, des vernis, des matières plastiques et de la métallurgie, et dans les laboratoires de recherche et d’analyse.

Même constat pour les éthers de glycol, dont la principale porte d’entrée reste la peau. Les rares études scientifiques sur le sujet, surtout le rapport de l’Inserm rendu public en octobre 1999, stigmatisent les risques pour les fertilités féminine et masculine. Une enquête dans l’industrie des semi-conducteurs a révélé des cas de malformations congénitales et une augmentation des taux d’avortement pour les mères exposées aux quatre éthers les plus dangereux, qui ont finalement été classés comme toxiques pour la reproduction… Trente ans après les premières notes sur le sujet, en 1967 !

Comme souvent en matières de santé et de travail, la prise de conscience est tardive. Et ne se matérialise que lorsque les premiers cas de maladies professionnelles éclatent. Chez Renault,  » entre 10 000 et 15 000 salariés à la production seraient exposés « , avance Pierre Bernardini, animateur de la coordination CGT. Notamment les usineurs et fraiseurs. Des chiffres que ne confirme pas la direction, qui affirme  » avoir remplacé il y a plus de dix ans, bien avant leur interdiction en 1997 les quatres éthers épinglés.  »  » Pourquoi, alors, la direction refuse-t-elle de nous communiquer les fiches de données de sécurité pour que nous puissions vérifier ? « , s’interroge un membre du CHSCT (comité d’hygiène et de sécurité). Un manque de transparence que déplorent les syndicats du constructeur.  » Des tonnes de produits chimiques sortent tous les ans, et l’on est incapable d’en maîtriser les risques « , regrette Pierre Bernardini.

Une information souvent insuffisante

En application du principe de précaution, Rhodia, Ciba ou en-core IBM ont également supprimé, dès 1994, les éthers les plus toxiques. De même que la plupart des grands noms de l’industrie électronique. Ce qui fait dire à certains que le problème est en voie de résolution.  » A l’heure actuelle, la vente de ces produits est marginale, et aucun n’est élaboré en France « , affirme Marie-Hélène Leroy, responsable santé et sécurité au travail à l’Union des industries chimiques (UIC). Pourtant, de nombreuses entreprises, notamment des PMI, utilisent encore les solvants avec un niveau d’information et de protection plutôt aléatoire. Dans le cas de l’affaire IBM, si la firme américaine a remplacé les éthers de glycol dès 1994, ce n’est pas le cas pour tous ses sous-traitants, dont certains ont continué à s’en servir dans  » des conditions de travail moyenâgeuses « , estime Evelyne Wicky, du cabinet Traces, spécialiste en santé et travail. Pas de gants, ni de masque, ni de blouse, et encore moins de système de ventilation assurant que le taux de vapeurs de solvants dans l’atelier est inférieur à la valeur limite d’exposition (VLE) préconisée.

La sécurité est parfois laissée au hasard. Chez Soprelec, un fabricant de produits chimiques, sous-traitant d’IBM, un cas de malformation congénitale a ainsi été à l’origine d’une polémique. Prosign, une société de l’Oise appartenant au groupe britannique Jarvis, a ainsi découvert à ses dépens les dangers du toluène. Le 17 juillet 1997, lors du nettoyage d’un conteneur navette en plastique prévu pour le transport des matières dangereuses, ce fabricant de peintures pour marquage routier subit une explosion. Puis un incendie. Bilan : deux brûlés. L’explication : le toluène, qui a servi à nettoyer la cuve a accumulé les charges électrostatiques. Une différence de potentiel est apparue lors de l’arrivée de l’un des ouvriers. Court-circuit. Explosion. Ces faits, reconstitués après l’enquête de l’Inéris faite à sa demande, scandalisent encore Jean Lalo, directeur marketing et développement de Prosign :  » Nous avons fait une erreur puisqu’un accident s’est produit, mais nous ignorions cette propriété du toluène qui n’était même pas précisée sur la fiche de données de sécurité fournie avec le solvant. Après coup, nous nous sommes rendu compte que nous prenions continuellement des risques.  » Ainsi, avec ce genre de solvant à  » effet électrostatique « , il faut respecter un temps de relaxation après le transport. De même, les fûts doivent être en liaison équipotentielle pour éviter la moindre déflagration.

Des conditions aujourd’hui respectées avec fermeté à l’usine de Noyon, même si l’on a remplacé le toluène par le méthyl éthyl cétone, deux fois plus cher et plus inflammable que le toluène, mais bien moins toxique. Inconvénient, il sent beaucoup moins bon.  » Ce que nous ont reproché des clients, qui lui préféraient l’odeur plus doucereuse du toluène « , remarque Jean Lalo.  » Nous nous sommes alors rendu compte que certains utilisateurs ne portaient pas de masque pour appliquer les peintures, et n’étaient même pas au courant des effets narcotiques des solvants. Avec le méthyl éthyl cétone, à l’odeur piquante, ils ont au moins envie de porter leurs protections !  » Pas de solutions miraclesLes protections individuelles sont bien sûr les premières mesures de précaution qui viennent à l’esprit. Mais les masques et les gants ne constituent pas toujours d’imparables remèdes.  » Ils n’empêchent pas tous les éthers de passer « , prévient Evelyne Wicky, du cabinet Traces. Ils vieillissent et constituent parfois de faibles remparts face à certains produits. De plus, ils n’évitent pas l’inhalation. Il faut alors prévoir des systèmes de ventilation qui captent les vapeurs dès le poste de travail, ou bien des process clos qui interdisent les émanations en direction des opérateurs. Ou encore l’éloignement du poste de travail. C’est la voie choisie par le gouvernement pour les femmes enceintes (voir encadré page 48).  » Mesure inutile « , selon les syndicats et experts.  » Car, dès la conception, il y a des risques d’effet toxique « , argumente Bruno Philip, secrétaire confédéral chargé des conditions de travail et des risques professionnels à la CFDT. Qui plus est,  » dans les PME, les femmes attendent parfois plus de trois mois avant de dire à leur patron qu’elles sont enceintes « , observe François Pellet, médecin-conseil de Pechiney. Et le mal est déjà fait. Reste alors la substitution. Mais, outre qu’ » il est extrêmement difficile de trouver un produit possédant les mêmes qualités que le solvant à remplacer et au même prix « , rappelle Jérôme Triolet, de l’INRS, les substituants sont parfois eux-mêmes mis en cause par la suite. Les éthers de glycol en sont un exemple parfait : excellents cosolvants, car ils sont solubles à la fois dans l’eau et dans les huiles, ils ont été initialement mis en place dans les années 70 pour remplacer les alcools, trop inflammables, dans les préparations à l’eau. Et, lorsque la série E a été mise à l’index, la seule solution immédiate a été de la remplacer par la série P, pour laquelle les études toxicologiques font défaut.  » Dans cinq ans, les dérivés du propylène glycol seront peut-être classés dangereux « , s’inquiète Jean-Claude Peyrache, responsable sécurité produit de Ciba Spécialités chimiques.

Une interdiction difficile à envisager

Dans le doute, certains chimistes explorent de nouvelles familles de molécules à la chimie différente. 3M a développé les hydrofluoroéthers (HFE) pour remplacer les CFC. DuPont propose quant à lui ses esters dibasiques (DBE), introduits en France au début des années 80 pour remplacer les solvants phénoliques. Peu explosifs, peu inflammables, les DBE ont également une bonne biodégradabilité et sont peu volatils, ce qui réduit l’exposition de l’utilisateur. Mais, là encore, les études manquent. Enfin, Atofina, qui produit 130 000 à 140 000 tonnes de solvants par an, cherche du côté des végétaux.  » Pour remplacer le trichloroéthylène, en perte de vitesse avec les directives sur les composés organiques volatils (COV) et son classement prochain en R-45 (cancérigène), nous réfléchissons actuellement à un solvant composé de matières premières végétales qui combinerait efficacité et biodégrabilité « , explique Patrick Stainton, chef du département solvants. Seul hic, le prix du produit, qui le range dans la catégorie des solvants de spécialités (10 à 20 francs le kilo), alors qu’Atofina vend plutôt des solvants de commodité (5 francs le kilo).

Ultime solution, l’interdiction pure et simple des produits suspects. Ce que réclament la CGT et la CFDT. Une solution quasi impossible à mettre en oeuvre. Notamment dans le nettoyage et l’aéronautique.  » Dans un avion, pour des raisons de sécurité et d’homologation, on ne change pas un constituant comme cela « , précise Henri Vacher, secrétaire général du Syndicat de l’industrie chimique organique de synthèse et de la biochimie (Sicos). Dur, dur de se passer des solvants… D’autant que  » les applications se multiplient « , constate Pierre de Kettenis, responsable du secteur solvants au Cefic (fédération des industries chimiques européennes). Pourtant, la consommation stagne depuis trois ans et devrait baisser dans les années à venir. La cause ? La substitution de produits solvants par des formules à l’eau, en particulier dans les peintures, qui représentent 46 % des applications de solvants organiques.  » Mais c’est surtout la pression des différentes directives sur les COV et la protection des travailleurs qui a poussé les process à s’améliorer et à économiser de plus grandes quantités de solvants qu’auparavant « , explique Patrick Stainton, chef du département solvants chez Atofina. Un encadrement plus strictEn définitive, la loi demeure la plus efficace des motivations pour  » limiter les dégâts « . L’Europe, avec la directive 98/24/CE  » agents chimiques  » prévoit ainsi de relier les valeurs limites d’exposition (VLE) à l’évaluation du risque chimique, en instaurant un suivi sur site par des laboratoires accrédités.

 » Les mesures prises par la France pour appliquer cette directive font encore l’objet de réflexions, mais nous devrions avoir pris une décision avant la fin de l’année « , affirme Caroline Paul, chargée des risques chimiques et du suivi des directives européennes au département CT4 du ministère de l’Emploi. De plus, le Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels s’est montré ferme en énonçant ses orientations 2000. A l’occasion de la transposition des directives  » agents chimiques  » et  » agents cancérogènes « , il prévoit, entre autres, de transformer certaines VLE indicatives en valeurs contraignantes, qui obligent à un respect strict et suivi des émissions de solvants. Enfin, un article du projet de loi de modernisation sociale pourrait mettre en place un dispositif permettant à l’inspection du travail, en cas de dépassement réitéré de valeurs limites pour les substances les plus dangereuses, d’arrêter immédiatement l’activité concernée.

Virginie Lepetit et Emmanuelle Souffi, Usine Nouvelle

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