La présidence de la Polynésie française a annoncé dans un communiqué le décès de trois patients atteints de la grippe A (H1N1). Les trois personnes sont décédées vendredi à Papeete, la capitale de la collectivité d’outre-mer de Polynésie, regroupant ses principales institutions, dont le Haut-commissariat, la Présidence du gouvernement et l’Assemblée de la Polynésie française.
La Polynésie française a enregistré trois nouveaux décès liés à la grippe A (H1N1), ce qui porte à six le nombre de personnes porteuses du virus grippal décédés depuis le début de l’épidémie en mars dernier, a précisé la présidence de la Polynésie française.
Parmi les victimes figurent deux hommes de 61 ans et de 73 ans ayant succombé durant leur hospitalisation au CHT Mamao à Papeete. Les deux patients présentaient d’autres troubles graves de la santé, notamment des problèmes respiratoires.
La troisième victime est une jeune femme enceinte dont le bébé a pu être sauvé. Elle a été hospitalisée en réanimation au centre hospitalier de Papeete après avoir présenté une forme grave de grippe A (H1N1). Le nourrisson, accouché à six mois de grossesse, est pris en charge au service de néonatalité du CHT Mamao à Papeete.
Il y aurait plus de 30.000 cas de grippe A (H1N1) dans ce territoire français du Pacifique sud.
Une question revient régulièrement ces derniers jours, celle de savoir si l’utilisation du masque chirurgical serait utile pour les personnes en bonne santé lorsqu’elles vaquent à leurs activités quotidiennes. Rien n’indique que le port du masque pourrait prévenir la propagation de l’infection au sein de la population. Au contraire, un mauvais usage des masques peut en fait augmenter le risque d’infection.
« Les masques ne constituent pas une barrière efficace contre la maladie lorsqu’on les porte durant une période prolongée. En outre, le fait d’enlever le masque incorrectement peut favoriser la transmission du virus aux mains et au visage », explique le Dr David Butler-Jones, estimant que « le port du masque peut donner une impression de sécurité trompeuse ». La situation n’est toutefois pas la même lorsqu’une personne malade doit sortir en public (par exemple, pour consulter un médecin). Il est alors recommandé de prendre les mesures nécessaires, notamment tousser ou éternuer dans un papier-mouchoir ou dans sa manche et éviter les foules (comme dans les transports en commun), afin de ne pas exposer d’autres personnes au virus. Dans un tel cas, il faudrait porter un masque, s’il y en a, afin de réduire les risques de propager le virus dans la collectivité.
Dans tous les cas, il est conseillé d’observer les pratiques de base de lutte contre les infections : se laver les mains, se couvrir la bouche lorsqu’on tousse ou éternue, éviter les rapprochements avec les personnes malades et rester à la maison si on est malade. « Les pratiques élémentaires sont les plus importantes lorsqu’il s’agit de prévenir la transmission de la grippe », précise le praticien.



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