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egaliteLa secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano ne sera satisfaite par les avantages dont bénéficient les mères de famille pour la retraite que « lorsque l’égalité salariale et des retraites sera au même niveau » pour les deux sexes et « lorsque les hommes participeront aux activités ménagères de la même façon », a-t-elle déclaré sur sur RMC et BFMTV.

« Nous sommes contraints à l’égalité hommes-femmes » en matière du temps de travail et des retraites conformément à la loi européenne, a déclaré Nadine Morano. Si cette égalité était effective dans notre pays, la majoration dont bénéficient les mères pour leur retraite aurait tout son sens. « Il nous faut trouver comment nous préserverons ces avantages pour les femmes », a déclaré la secrétaire d’Etat à la Famille.

Mme Morano a longuement plaidé en faveur des femmes. Elle s’est faite l’avocate des femmes qui s’efforcent d’élever leurs enfants tout en maintenant une vie professionnelle. « Les femmes ne devront pas être pénalisées » en France, a plaidé la Secrétaire d’Etat.

L’écart salarial moyen entre hommes et femmes dans notre pays est encore de 19 % selon les chiffres de l’Insee, et les femmes travaillent à temps partiel cinq fois plus que les hommes.

On peut espérer que la concertation avec les syndicats que le ministre du Travail Xavier Darcos va lancer sur ce sujet permettra par exemple de forcer les entreprises à respecter la loi. Pour ce sujet sensible, les groupes de travail ont toujours privilégié une approche coercitive : il faut dire qu’en France l’égalité hommes-femmes au travail est inscrite dans la loi depuis 1983.

Depuis les années 80, la France s’est dotée d’un arsenal législatif et juridique salué par les partenaires sociaux, mais la mise en pratique des textes est loin d’être effective. Les entreprises sont sensées élaborer un rapport annuel de situation comparée. Depuis 2001, seules deux entreprises sur trois ont rendu ce document.

Les entreprises ont aussi l’obligation d’ouvrir des négociations sur l’égalité professionnelle. Selon les chiffres de 2008, seules 3 % des entreprises l’ont fait.

Il faudrait éventuellement prévoir des des sanctions financières à l’encontre des entreprises qui violent la loi et revirer les sommes perçues aux entreprises favorisant l’égalité hommes-femmes, y compris pour la représentativité des femmes dans les instances de direction.

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